Littérature Américaine

Mercredi 4 mars 2009
Simon Winchester (Etats-Unis) - Le Fou et le Professeur - 7/10

Challenge ABC 2009 (Spécial USA) - Lettre W - Lecture terminée le 23 Janvier 2009

Un roman historique passionnant. La mise en place du plus fameux dictionnaire au monde: l'Oxford English Dictionnary. Et le lecteur suit avec les 2 principaux protagonistes l'avancée de ce dictionnaire mot après mot, lettre après lettre. Ce travail de bénédictien n'a pu aboutir que grâce à l'aide de milleirs de bénévoles dans le monde et tout principalement à ce soit-disant fou, meurtrier dans un quartier glauque de Londres. Les deux personnages principaux sont tous deux attachants, malgré les tendances perverses et meurtrières décrites par Simon Winchester.
Un livre à mettre à côté des Découvreurs, de Daniel Boorstin, autre récit historique et scientifique palpitant.

4ème de couverture:

Le livre de Simon Winchester a été la "surprise" éditoriale de 1999 aux U.S.A. et en Angleterre. Il s'agit de l'histoire vraie qui a accompagné l'élaboration de la plus grande oeuvre lexicographique anglaise, l'Oxford English Dictionary. En 1890, James Murray, le rédacteur en chef de cette gigantesque entreprise, décide d'aller voir son correspondant le plus étonnant. Depuis vingt ans, le Docteur Minor lui adresse des dossiers d'une infinie précision sur l'évolution du sens de mots de la langue anglaise à travers des citations judicieusement choisies. Murray découvre que Minor vit dans un asile, qu'il était l'un des plus brillants chirurgiens américains, et qu'il a été obligé de quitter son pays trop taraudé par ses obsessions morbides et sexuelles. C'est un meurtre, dans un quartier louche de Londres, qui a provoqué son internement. Va naître une fantastique histoire d'amitié et d'amour entre le chirurgien fou, le linguiste génial et la veuve de la victime de Londres. Régulièrement, tous les trois vont déambuler dans les allées de l'asile et se raconter des histoires de mots, de guerres, de dieu, de passion... jusqu'à la fin tragique du Docteur Minor. Une histoire d'une puissante originalité où se mêlent la langue, la folie, la fraternité, et dont Luc Besson prépare l'adaptation cinématographique.

Le Livre de Poche - 2000 - 320 pages - ISBN 9782253150824
Par BenoitD
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Lundi 2 mars 2009
Douglas Kennedy (Etats-Unis) - Piège Nuptial - 9/10

Challenge ABC 2009 (Spécial USA) - Lettre K - Lecture terminée le 9 Janvier 2009

De nouveau bluffé par Mr Kennedy! Comment résister à ce récit époustouflant de cruauté, de cynisme pur et dur. Heureusement que l'humour (noir) est présent à chaque page car je n'aimerais vraiment pas être à la place de ce pauvre touriste américain perdu dans le bush australien entouré de fous furieux.

Ce que j'adore par-dessous tout, c'est le style de Douglas Kennedy. Avec lui, on se met très vite dans la peau du héros et on vit chacun de ses déboires avec angoisse et intensité. Et ici, la souffrance est particulièrement horrible, à petites doses de surcroit. L'épisode de la remise à neuf de la camionette et ce qui suivra est extraordinaire de cruauté.

Bref, ce roman (le premier écrit par Kennedy sous le titre de Cul-de-Sac), est à dévorer de toute urgence. Comme quoi, vendre beaucoup de romans de qualité est possible.

4éme de couverture:

Quand un voyage au paradis des grands espaces australiens vire au cauchemar le plus total. Un bijou d'humour noir et de suspense pour le premier roman de Douglas Kennedy, un ouvrage devenu culte et réédité aujourd'hui par Belfond dans une toute nouvelle traduction. Fasciné par une carte de l'Australie, Nick, un journaliste américain, décide de tout plaquer pour atterrir à Darwin. Une nuit fatale, un accident avec un kangourou et sa rencontre avec la jeune et robuste Angie vont le mener au cœur du bush, au milieu de nulle part, au sein d'un clan d'allumés coupés du monde. Pris au piège, Nick va devoir user de tous les moyens possibles pour échapper à ceux qui l'ont adopté à son corps très défendant. En jeu : sa survie, tant physique que mentale...

Nouvelle Traduction Du Roman Paru Sous Le Titre Cul De Sac.

Belfond - 2008 - 265 pages - ISBN 9782714445025
Par BenoitD
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Lundi 28 avril 2008

Donald Westlake (Etats-Unis) - Faites-moi confiance - 8.5/10

Polar original dans le mileu des magazines people. C'est drôle, prenant et surtout, Donald Westlake ne se prend pas au sérieux.
Son récit coule de source sauf dans le lien entre les différentes séquences (on passe du mariage d'une star qui est un réel grand moment à un enterrement d'une autre star sans vraiment de liaison entre ces 2 scènes) mais c'est un détail minime.
Pour le reste, la journaliste débutante Sara Joslyn s'en sort à merveille et son patron est aussi très attachant. J'ai beaucoup apprécié Faites-moi confiance alors que je ne suis pas fan de policier.
Celui-ci ne se lit pas pour son style mais bien pour les trouvailles géniales (l'ambiance et la description des bureaux de Galaxy-Hebdo valent le détour), le récit palpitant et la finale parfaite.

4ème de couverture:

Jeune diplômée de l'école de journalisme, Sara Joslyn vient d'être engagée par le magazine Galaxy-Hebdo, avec un salaire astronomique pour une débutante. Alors qu'elle se rend au journal, elle croise une Buick stationnée au bord de la route. A l'intérieur: un homme tué d'une balle dans le front. Sara est sûre de tenir là son premier article, mais Galaxy-Hebdo se révèle très vite un haut lieu de la mégalomanie et de l'absurde; le patron règne en tyran sur ses rédacteurs qui, à leur tour, délèguent des missions impossibles à leurs reporters. Happée par cet univers de folie, Sara en oublie presque le cadavre de la Buick, qui d'ailleurs n'intéresse personne... sauf l'assassin.

Voivi le premier volet des aventures hilarantes de Sara Joslyn, l'héroïne de Moi, mentir?, au pays du scoop. Un monde plein de (faux) bruits et de rumeurs, raconté avec toute la verve d'un Westlake très en forme.

Rivages/noir - 1988 (édition originale) - 453 pages - ISBN 2743604097

Par BenoitD
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Mardi 1 avril 2008

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Brett Easton: Ellis (Etats-Unis) - Lunar Park - 9.5/10

Quel roman! Ou bien n'est-ce que la triste réalité d'un écrivain sous influences? Ce livre a tout: de l'imagination, de la folie, des rebondissements, de la culture... Et derrière cette prose parfois dure, se cache quelques thèmes chers à BEE:
- la gloire, ses avantages, ses inconvénients lorsque le couple est star...
- la drogue, l'alcool et la difficulté d'en sortir
- les conflits de couple, la psychanalyse, la non-communication
- les enfants et l'éducation de ceux-ci pour un couple recomposé
- la folie (due aux abus) qui peut mener trèss, très loin.
Un auteur mythique aux Etats-Unis et sans doute aussi en France, qui mène le lecteur par le bout du nez dans sa folie et nous entraine dans sa lutte contre ses démons. Les livres de BEE sont durs, intenses, parfois difficiles à lire, mais ils en valent la peine. L'important est de se laisser faire, de se laisser emmener par Bret Easton Ellis et vous verrez, ce roman, vous vous en souviendrez encore longtemps, longtemps, longtemps...

A lire aussi chez Caroline - Florinette - SirenSorrento - Milou entre autres...

4ème de couverture:

La gloire, l'argent, les femmes, les hommes, la drogue... Avec son premier roman, Moins que zéro, publié alors qu'il n'avait que vingt et un ans, Bret easton Ellis a tout eu. Et en grande quantité! Mais au bout de deux décennies d'excès, de succès et de controverses, l'écrivain tente enfin de s'assagir et de mener, ave son épouse et enfants, la vie rangée d'un banlieusard chic. Or, une série d'évènements inquiétants et inexpliqués viennent bientôt renverser ce fragile équilibre matériel et mental: une poupée qui parle, une maison qui déraille, des enfants qui disparaissent et le fantôme de Patrick Bateman, le tueur d'American Psycho, qui rôde... Bret Easton ellis croyait pouvoir échapper à ses démons: il lui faudra d'abord les combattre.

Meilleur livre de l'année 2005 (Magazine LIRE)

Robert Laffont - 2005 - 472 pages - ISBN 2266164333

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Par BenoitD
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Lundi 3 mars 2008

un-homme.jpg Philip Roth (Etats-Unis) - Un homme - 9/10

Quel texte fort, puissant sans que le sujet soit très original! Une simple vie d'homme, son existence qui à priori pourrait être banale (3 mariages ratés, des enfants entre amour et haine, une vie professionnelle réussie). Et puis, il y a la maladie, ce corps qui se déglinge petit à petit, l'envie aussi envers son frère, qui lui, a, apparemment tout réussi: mariage longue durée, de beaux enfants, une santé de fer...
On a l'impression que notre héros n'a pas réussi sa vie, en tous cas, pas comme il l'avait désiré.
Et en arrière-plan, il y a la mort, présente du début à la fin, omniprésente, à qui on doit faire face un jour ou l'autre. Et d'ici là, il y a le chemin à parcourir, ces années à vivre du mieux que l'on peut, avec des gens que l'on aime ou que l'on déteste...
C'est tout çà que Philip Roth nous raconte dans "Un homme" ou comment un vie banale peut faire un excellent roman et nous renvoie finalement, comme dans un miroir, notre vie à nous.

4ème de couverture:

Un homme. Un homme parmi d'autres. Le destin du personnage de Philip Roth est retracé depuis sa première et terrible confrontation avec la mort sur les plages idylliques de son enfance jusque dans son vieil âge, quand le déchire la vision de la déchéance de ses contemporains et que ses propres maux physiques l'accablent. Entre-temps, publicitaire à succès dans une agence à New York, il aura connu épreuves familiales et satisfactions professionnelles.

D'un premier mariage, il a eu deux fils qui le méprisent et, d'un second, une fille qui l'adore. Il est le frère bien-aimé d'un homme sympathique dont la santé vigoureuse lui inspire amertume et envie, et l'ex-mari de trois femmes, très différentes, qu'il a entraînées dans des mariages chaotiques. En fin de compte, c'est un homme qui est devenu ce qu'il ne voulait pas être.

Ce roman puissant - le vingt-septième de Roth - prend pour territoire le corps humain. Il a pour sujet l'expérience qui nous est commune et nous terrifie tous.

Le Théatre de Sabbath a valu à Philip Roth en 1995 le National Book Award, qu'il avait déjà obtenu en 1960 pour son premier livre Goodbye, Colombus. Il a reçu à deux reprises le National Book Critics Circle Award, en 1987 pour La contrevie et en 1992 pour Patrimoine. Le prix Pulitzer et, en France, le prix du Meilleur Livre étranger ont couronné Pastorale américaine. Le PEN faulkner Award a récompensé les romans Opération Shylock et La tache, qui a été également distingué par le prix Médicis étranger 2002. Entre autres récompenses, Le complot contre l'Amérique a été consacré Meilleur livre de l'année par le New York Times Book review. Tous les livres de Philip Roth sont traduits aux Editions Gallimard.

Gallimard - 2007 (Edition française) - 153 pages - ISBN 9782070780945

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Par BenoitD
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Jeudi 21 février 2008

Les-Chutes.jpg
Joyce Carol Oates (Etats-Unis) - Les Chutes - 8/10

Remarquable roman, l'histoire nous tient en haleine du début à la fin malgré quelques interrogations qui me sont restées mais, finalement, sans trop d'importance. Au début, j'ai même pensé à un film assez récent avec Julia Roberts concernant une usine avec un impact écologique similaire (Erin Brockovich - 2000)
On retrouve très bien l'ambiance de l'époque et de l'endroit, l'évolution de la mère et des ses relations avec ses 3 enfants.
J'ai eu beaucoup de mal à m'attacher au personnage d'Ariah, probablement dû à son pessimisme exaspérant; elle se dit vouée au malheur. Par contre, les enfants, eux, sont très différents et leurs différences sont habilement exploitées dans la dernière partie du roman.
Le point majeur de ce récit est aussi la présence des Chutes, gigantesques, omniprésentes. On ressent en lisant Joyce Carol Oates la beauté du lieu mais également l'angoisse voire la folie qu'il peut générer.
Bon choix pour le Challenge ABC 2008.

4ème de couverture:

Veuve au matin d'une nuit de noces hallucinante, lorsque son époux, un jeune pasteur, se suicide en se jetant dans les Chutes du Niagara, Ariah Littrell se considère désormais comme vouée au malheur. Pourtant, au cours de sa semaine de veille au bord de l'abîme, en attendant qu'on retrouve le corps de son mari d'un jour, La Veuve blanche des Chutes (ainsi que la presse l'a surnommée avant d'en faire une légende) attire l'attention de Dirk Burnaby, un brillant avocat au coeur tendre, fasciné par cette jeune femme étrange.

Une passion improbable et néanmoins absolue lie très vite ce couple qui va connaître dix ans d'un bonheur total avant que la malédiction des Chutes s'abatte de nouveau sur la famille.

Désamour, trahison, meurtre? C'est aux enfants Burnaby qu'il reviendra de découvrir les secrets de la tragédie qui a détruit la vie de leurs parents. Une quête qui les obligera à affronter non seulement leur histoire personnelle mais aussi un sombre épisode du passé de l'Amérique: les ravages infligés à toute une région par l'expansion industrielle gigantesque des années 50 et 60, expansion nourrie par la cupidité et la corruption des pouvoirs en place.

Un roman aussi beau et tumultueux que ces Chutes au charme maléfique.

Née en 1938 à l'ouest du Lac Erié (dans le voisinage immédiat des Chutes), Joyce Carol Oates est l'auteur d'une oeuvre considérable (romans, essais, pièces de théatre, nouvelles, poésie) qui l'a placée au premier rang des écrivains contemporains.

Philippe Rey - 2005 - 480 pages - ISBN 2848760346

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Par BenoitD
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Vendredi 8 février 2008
dans-le-scriptorium.jpg Paul Auster (Etats-Unis) - Dans le scriptorium - 9 /10

Inutile de dire que j'adore Paul Auster. Et quand dans un même roman, on retrouve quasiment tous ses personnages fétiches, comment ne pas l'aimer.
Les sujets abordés ne changent pas: angoisse de l'écrivain, dérive des personnages, schizophrénie...
Tout ce qui, un jour peut-être, me poussera à écrire pour me délivrer.
D'ici là, je continue à lire, à m'imprégner de ces extraordinaires romans qui remplissent les bibliothèques.
Dans le scriptorium n'est sans doute pas le meilleur roman de Paul Auster (préférez Moon Palace ou Le livre des illusions) mais il m'a bien plu de par sa maîtrise et son suspense. Mais où veut-il donc nous emmener?
A conseiller mais pas comme premier roman de Mr Paul Auster.


4ème de couverture:

L’homme qui, ce jour-là, se réveille, désorienté, dans une chambre inconnue est à l’évidence âgé. Il ne sait plus qui il est, il ignore pourquoi il se retrouve assigné à résidence entre les quatre murs de cette pièce, percés d’une unique fenêtre, d’ailleurs condamnée, et d’une porte que des « visiteurs » vont franchir, dans un sens ou dans l’autre… Sur un bureau, sont soigneusement disposés une série de photographies en noir et blanc, deux manuscrits et un stylo.
Qui est-il ? Et que lui veulent ses interlocuteurs, dont cette Anna qui lui donne du « Mr. Blank » et lui tient des propos où il est question de comprimés, d’un traitement en cours, mais aussi d’amour et de promesses ? Et qui sont ces autres qui, sous l’œil infatigable de la caméra enregistrant les minutes de l’ultime épreuve du vieil homme, s’acharnent à lui reprocher de les avoir jadis envoyés accomplir de mystérieuses missions dont certains d’entre eux sont revenus irrémédiablement détruits ?
Revisitant les territoires de l’inquiétante étrangeté, où son œuvre s’enracine depuis son entrée en écriture, Paul Auster livre ici une étonnante variation sur la relation du romancier à ses personnages qui entre en résonance avec une interrogation profonde sur les responsabilités de l’Amérique contemporaine face à l’Histoire. Avec ce roman, un écrivain au sommet de sa notoriété accepte de se réinventer pour questionner les labyrinthes du langage et affronter de manière exemplaire les exigences de la fiction dans son essence même.
 
Toute l'œuvre de Paul Aster est publiée chez Actes Sud. Dernier titre publié : Brooklyn Folies (2005, Babel n°785) ; A paraître chez Actes Sud, en mars 2007, le scénario du film La Vie intérieure de Martin Frost.

Actes Sud - 2007 - 160 pages - ISBN 2742765603
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Par BenoitD
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Jeudi 7 février 2008

Siri Hustvedt (Etats-Unis) - Tout ce que j'aimais - 9/10
tout-ce-que-j-aimais.jpg
Livre déchirant d'une déchéance attendue. Ce roman aborde des sujets très variés: l'art (avec quelques descriptions extrêmement bien faites), la drogue (et ses conséquences sur la personnalité), l'anorexie, la schizophrénie et bien entendu, l'amitié.
Si le démarrage est assez lent, c'est pour bien camper les personnages, l'ambiance et la situation. Ensuite, les drames s'accumulent sans que l'on vire dans le mélo. Tout est dépeint à petites touches et l'on reste captivé par l'histoire de Mark, Léo, Violet...
J'ai retrouvé dans ce livre beaucoup de similitudes avec les romans de Paul Auster et bien sûr, rien n'est coïncidence. Siri Hustvedt et Paul Auster sont mariés et sont, tous deux, de merveilleux auteurs et toujours prompts à décrire la richesse de nos vies tant dans le bien que dans les malheurs.


4ème de couverture:

Au milieu des années 1970, à New York, deux couples d’artistes ont partagé les rêves de liberté de l’époque. De l’art et de la création, ils ont fait le ciment d’une amitié qu’ils voulaient éternelle et, quand ils ont fondé leur famille, se sont installés dans des appartements voisins. Rien n’a pu les préparer aux coups dont le destin va les frapper et qui vont infléchir radicalement le cours de leurs vies…
 
Siri Hustvedt convie ici à un voyage à travers les régions inquiétantes de l’âme : bouleversant, ambigu, vertigineux, Tout ce que j’aimais est le roman d’une génération coupable d’innocence qui se retrouve, vingt ans plus tard, au bout de son beau rêve.
 
Née en 1955, Siri Hustvedt vit à Brooklyn. Ses précédents romans, Les Yeux bandés (Actes Sud, 1993, et Babel N°196) et L’Envoûtement de Lily Dahl (Actes Sud, 1996, et Babel n°380), ont été largement remarqués, mais le succès de Tout ce que j’aimais l’a définitivement imposée comme un écrivain majeur de sa génération.
Babel - 2005 - 460 pages - ISBN 2742755403

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Par BenoitD
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