Mercredi 26 mars 2008

suite-fran-aise-copie-1.jpg Irène Némirovsky (Russie, de langue française) - Suite française - Abandon

Autant le dire d'emblée, je ne l'ai pas terminé! Oui, je sais, certains crieront au scandale mais voilà, il m'a plutôt ennuyé et je n'ai pas pu ou voulu terminer la première partie. Trop de personnages, trop de répétitions, peu d'actions, difficulté à s'attacher tant les acteurs m'ont semblé lointains, impossibles à cerner, peu développés.
Pourtant, le sujet m'intéressait: l'exode juin 1940 et les dérives, conséquences ensuite. Peut-être en attendais-je au vu des très nombreuses critiques positives lues sur les blogs de la planète? Ou alors ce n'était pas le bon moment, l'endroit idéal pour aborder ce roman? Si l'occasion se présente, un jour, je reprendrais ma lecture et qui sait?


Mais je vous rassure, d'autres blogueurs l'ont apprécié; je vous invite donc à lire leurs critiques:

Biblioblog - Vincent - Majanissa -  Julien

4ème de couverture:

Ecrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes.Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard... Peu à peu l'ennemi prend possession d'un pays inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est alors contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence de l'occupant, les tensions sociales et frustations des habitants se réveillent...

Roman bouleversant, intimiste, implacable, dévoilant avec une extraordinaire lucidité l'âme de chaque Français pendant l'Occupation (enrichi des notes et de la correspondance d'Irène Némirovsky), Suite française ressuscite d'une plume brillante et intuitive un pan à vif de notre mémoire.

Prix Renaudot 2004

Denoël - 2004 - 435 pages - ISBN 2207256456

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Par BenoitD - Publié dans : Littérature Française
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Mardi 25 mars 2008

kitchen.jpg Banana Yoshimoto (Japon) - Kitchen - 8/10

Simple, léger mais certainement pas superficielle, cette histoire réunit des personnages attachants autour d'une cuisine. Mikage, seule, amoureuse des cuisines, de la cuisine aussi, oublie ses soucis en préparant des petits plats. Yûichi, qui l'invite à partager l'appartement de sa mère (?) est, lui, plutôt introverti, met des jours à dévoiler à Mikage la mort de sa mère, son souci d'alcool, son amour pour elle...
Roman pour une jeunesse, une adolescence qui se cherche encore, qui peine à s'intégrer dans le monde des adultes; monde qui leur fait peur et la mort atroce d'Eriko ne les aide certainement pas à affronter leur futur sans appréhension.
La littérature japonaise dans sa simplicité est pour moi, une des plus brillantes, une des plus intéressante à découvrir.

4ème de couverture:

Que faire à vingt ans, après la mort d'une grand-mère, quand on se retrouve sans famille et qu'on aime les cuisines plus que tout au monde? Se pelotonner contre le frigo, chercher dans son ronronnement un prélude au sommeil, un remède à la solitude. Cette vie semi-végétative de Mikage, l'héroïne de Kitchen, est un jour troublée par un garçon, Yûichi Tanabe, qui l'invite à partager l'appartement où il loge avec sa mère. Mikage s'installe donc en parasite chez les Tanabe: tombée instantanément amoureuse de leur magnifique cuisine, elle est aussi séduite par Eriko, la "mère" de Yûichi. Eriko, personnage ambigu et pur, transsexuel à la beauté éblouissante, qui, traversant le récit comme un soleil éphémère, va bientôt mourir à son tour, de mort violente...

Banana Yoshimoto révèle dans Kitchen, à travers une sorte de "minimalisme flou", une sensibilité nourrie de paradoxes, une sensibilité dans laquelle toute une génération de jeunes japonais s'est reconnue.

Banana Yoshimoto est née à Tokyo en 1964. A l'âge de vingt-trois ans, elle se fait connaître par son roman Kitchen, qui s'impose dès sa parution comme un best-seller (2,5 millions d'exemplaires vendus à ce jour au Japon). D'autres romans, recueils de nouvelles et essais ont confirmé la place singulière qu'elle occupe dans la littérature japonaise contemporaine.

Gallimard - 1987 (Edition originale) - 149 pages - ISBN 2070731442

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Par BenoitD - Publié dans : Littérature Asiatique
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Vendredi 21 mars 2008

montmorillon1.jpg

Montmorillon - Cité du Livre

Suite au commentaire de Véronique D, j'ai visité le site internet de Montmorillon dans la Vienne.
Petite cité à 50 km de Poitiers (pas très loin du Futuroscope), où le livre et les métiers du livre sont à l'honneur. Principalement dans le quartier médiéval restauré pour la cause.

Les livres sous toutes leurs formes: livres anciens, cartes postales, affiches...

Les métiers du livre: calligraphie, enluminure, illustration, reliure, gravure...

Déja, au XVIIIème, des moulins à papier fonctionnaient sur la Gartempe. Depuis, ce lien à l'écrit est conservé : l'écrivain Régine Deforges, (La Bicyclette Bleue) est née ici et tous les 2 ans (années paires), la ville organise un Salon du Livre qui connaît à présent un grand succès. La Cité de l'Ecrit en est le prolongement permanent.

Et ce week-end pascal (comme à Redu d'ailleurs), un grand marché du livres est organisé dans les rues de la cité.

Pour plus d'infos sur ce village et ses activités dédiées aux livres, le site est ici.

 

visite_photo2.jpg montmorillon2.jpg les-propylees2.jpg
Très jolie vue du site Calligraphie d'artiste Une des nombreuses boutiques
Par BenoitD - Publié dans : Lieux du Livre
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Jeudi 20 mars 2008

le-parfum.jpg Patrick Süskind (Allemagne) - Le parfum, histoire d'un meurtrier - 9.5/10 undefined

Lu en audio. Un pur chef d'oeuvre. Quelle histoire, quelle imagination.
Patrick Süskind arrive même à rendre ce meurtrier, ce Jean-Baptiste Grenouille, extrêmement attachant, voire sympathique.
Le plus formidable cependant est son incroyable capacité à rendre toutes ces odeurs, ces parfums perceptibles rien qu'en lisant leurs descriptions. Et en écoutant le texte, j'avais l'impression que la voiture s'imbibait de parfums de lavande, de mimosa, de roses, mais aussi des odeurs de Paris, de poissons, de mort...
Les images de ces 25 beautés magnifiques, jeunesse à peine sortie de l'enfance m'ont aussi marqués par leur faculté d'inspirer cet amour que Grenouille comme aux lecteurs, j'imagine...
Et cette fin, inattendue mais tout simplement parfaite!
Superbe, à lire absolument.

Il a aussi été commenté chez Karine - Hamnessa - Frisette - Charlie

D'autres romans de Patrick Süskind:

- La contrebasse chez Allie - Karine - Charlie
- Le pigeon chez LilieFrisette - Charlie


4ème de couverture:

" A vue de nez, un chef-d'oeuvre. " (Bernard Pivot)
" Dans la France du XVIIIe siècle, un nabot nommé Grenouille découvre le meilleur parfum du monde. De cette idée feuilletonnesque, saturée de détails et de cascades ethno-olfactives, Patrick Süskind, jeune romancier munichois, a fait le Parfum, le nouveau best-seller européen. " (Patrick Mauriès, Libération)
" Encore un exploit, cette exaltation de l'exhalaison, dont seules sont capables l'écriture et la lecture, à l'exclusion de tout autre art ! " (Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde)
" Un conte, philosophique sans en avoir trop l'air, qui exhale un fort parfum de talent et d'originalité. " (Pierre Démeron, Marie-Claire)
" Tout le monde a déjà envie de lire ce parfum étrange qui restera unique dans la littérature d'aujourd'hui. " (Sylvie Genevoix, Madame Figaro)

Audi-Livre - 1986 (Edition originale en allemand) - 8h10

Par BenoitD - Publié dans : Littérature de langue Allemande
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Mercredi 19 mars 2008

Redu - Village du livre redu.gif


Un peu de publicité pour un des plus beaux village de Belgique! Et en plus, c'est le village du livre... que demander de plus? Wikipedia a recensé plus de trente villages/villes du livre dans le monde. Et Redu est le deuxième village du livre (1984) créé après Hay-On-Wye (Royaume-Uni en 1963). Il y a (toujours selon Wiki) 8 villages en France et aucun au Québec (là, je n'y crois pas). Dites-moi que ce n'est pas vrai...

Redu: petit village de 400 habitants, il accueille depuis maintenant plus de 20 ans. La première année (1984), ils ont accueilli 15.000 personnes.

Aujourd'hui, il y a dans ce village 40 commerces dont 22 bouquineries, et ils accueillent 200.000 visiteurs du monde entier chaque année.

La grande fête du livre approche à grands et se  tiendra le week-end de Pâques comme tous les ans. Attention, c'est très bientôt!!!

Il y aussi une "Nuit du livre" et quelques superbes endroits pour découvrir les métiers du livre: relieurs, illustrations, fabrication du papier...

Le site pour découvrir Redu est ici: http://www.redu-villagedulivre.be/

Pour terminer quelques photos; et vive la Belgique!


redu1.gif redu2.gif redu-3.gif

La promenade des livres

La nuit du Livre

Les métiers du Livre

Par BenoitD - Publié dans : Lieux du Livre
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Lundi 17 mars 2008

garder_moral1.jpg Voilà, c'est dit: je n'ai pas le moral aujourd'hui!!

Le week-end tout d'abord a été difficile: je me suis remis à la course à pied après plus de 3 ans d'arrêt et samedi, j'ai du abandonné au quatrième kilomètre d'une course qui en comptait douze. Le mollet douloureux m'avait laché, impossible de continuer.
Me voilà donc au repos forcé! Je vais donc me réfugier dans ma lecture en cours "Suite française" mais, voilà, que j'ai aussi beaucoup de difficulté à avancer. L'histoire est lente, les personnages multiples au point de les mélanger, de ne plus savoir qui est qui... Bref, je le mets de côté pour le reprendre une heure plus tard et c'est ma même rengaine toute la journée.


Lundi matin, arrivé au travail, je viens faire un tour sur mon blog pour lire vos messages et, de nouveau, c'est la douche froide: pas un commentaire de tout le week-end. Rien, le néant, sniffff...
Voilà qui est dit...

Maintenant, j'arrête de me plaindre! De quoi j'ai l'air maintenant ;-)
Et je reprends ce blog avec enthousiasme. Prochains articles en préparation: "Le parfum" de Patrick Süskind (relecture en audio), "Lunar Park" de Bret Easton Ellis (un génie quelque peu ravagé...) et "Suite française" d'Irène Némirovsky (à petites doses, je devrais arriver à le terminer).

Mes amis blogueurs et blogueuses, si vous avez de quoi me remonter le moral, n'hésitez pas... à partager vos recettes.

Par BenoitD - Publié dans : Divers
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Vendredi 14 mars 2008

la-premi-re-gorg-e-de-bi-re-copie-1.jpg Philippe Delerm (France)
La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules - 9.5/10 undefined

Recueil de textes plutôt que roman, celà change et fait du bien entre deux bouquins plus complexes ou difficiles.
Ici, c'est un retour à l'enfance, aux plaisirs oubliés. J'ai aimé le texte sur l'écossage des petits pois (extrait plus bas), le pull d'automne (ah! les pulls tricotés par maman...), le bruit de la dynamo (moi qui ne fait quasiment plus de vélo), le banana-split (il faudra vraiment que je me fasse cette folie un jour) et plein d'autres.
Certains ont trouvé le style bâteau, voire simpliste mais c'est ça qui est difficile. Et si l'on vous demandait d'écrire une page, une seule, sur la cueillette des mûres que vous faisiez autrefois, en seriez-vous capable avec autant d'élégance, autant de nostalgie. Je ne crois pas. Philippe Delerm, lui, y est arrivé avec beaucoup de tendresse et je me suis retrouvé à quinze ans, chez mes parents, avec ces petits bonheurs dont on ne se rendait même pas compte. Maintenant, le mal est réparé; les plaisirs d'antan sont là sur le papier et on peut les lire et les relire encore et encore...
Merci Monsieur Delerm.

4ème de couverture:


"C'est facile, d'écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s'ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes - une incision de l'ongle de l'index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d'un seul doigt. La dernière est si minuscule. Parfois, on a envie de la croquer. ce n'est pas bon, un peu amer, mais frais comme la cuisine de onze heures, cuisine de l'eau froide, des légumes épluchés - tout près, contre l'évier, quelques carottes nues brillent sur un torchon, finissent de sécher.

Alors on parle à petits coups, et là aussi la musique des mots semble venir de l'intérieur, paisible, familière. De temps en temps, on relève la tête pour regarder l'autre, à la fin d'une phrase;mais l'autre doit garder la tête penchée - c'est dans le code. On parle de travail, de projets, de fatigue - pas de psychologie. L'écossage des petits pois n'est pas conçu pour expliquer, mais pour suivre le cours, à léger contretemps. Il y en aurait pour cinq minutes, mais c'est bien de prolonger, d'alentir le matin, gousse à gousse, manches retroussées. On passe les mains dans les boules écossées qui remplissent le saladier. C'est doux; toutes ces rondeurs contiguës font comme une eau vert tendre, et l'on s'étonne de ne pas avoir les mains mouillées. Un long silence de bien-être clair, et puis: - Il y aura juste le pain à aller chercher."

Né en 1950, Philippe Delerm a notamment publié La cinquième saison, Le buveur de temps, Mister Mouse et, récemment, Sundborn ou les jours de lumière.

Gallimard - 1997 - 92 pages - ISBN 2070744833

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Par BenoitD - Publié dans : Littérature Française
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Mercredi 12 mars 2008

adolphe-copie-1.jpg Benjamin Constant (France & Suisse) - Adolphe - 8/10

Lu en audio.
Un grand roman d'amour où l'on discute et monologue afin de savoir si l'on s'aime, si l'on va s'aimer, si l'on va continuer de s'aimer, si l'on va se séparer.
Vu de notre époque, ce roman doit paraître extrêmement désuet. De nos jours, on s'aime et on se quitte à la vitesse du TGV. A l'époque du roman, il en va tout autrement. On s'écrit, on palabre, on discute. Et surtout on prend d'infinies précautions avant de déclarer sa flamme, et encore plus de précautions quand on veut se séparer.
L'écriture de ce court roman est magique, le choix des mots, des tournures de phrases également. L'amour est bien entendu le sujet principal mais aussi plus précisément l'amour entre deux êtres que tout sépare: fortune, âge, niveau social... La tristesse, éternelle compagne de l'amour vient évidemment prendre part au récit tout comme le désespoir, voire la folie, la dépression amoureuse et la mort...

4ème de couverture:


" J'ai été mécontent, malheureux, injuste ; peut-être, en luttant avec trop de violence contre une imagination rebelle, avez-vous donné de la force à des velléités passagères que je méprise aujourd'hui ; mais pouvez-vous douter de mon affection profonde ? Nos âmes ne sont-elles pas enchaînées l'une à l'autre par mille liens que rien ne peut rompre ? Tout le passé ne nous est-il pas commun ? Pouvons-nous jeter un regard sur les trois années qui viennent de finir sans nous retracer des impressions que nous avons partagées, des plaisirs que nous avons goûtés, des peines que nous avons supportées ensemble ? Ellénore, commençons en ce jour une nouvelle époque, rappelons les heures du bonheur et de l'amour. "

Benjamin Constant (1767 - 1830). Né en Suisse, il étudie à Oxford et Erlangen. En 1794, il rencontre Madame de Staël, avec laquelle il a une longue liaison. Benjamin Constant a publié un autre roman, Cécile, et des écrits politiques. Il est un maître incontesté de l'analyse psychologique et un fin styliste littéraire. 

Audio-Livre - 1816 (texte original) - 3h30

Par BenoitD - Publié dans : Littérature Française
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Mardi 11 mars 2008

les-belles-endormies.jpg Yasunari Kawabata (Japon) - Les belles endormies - 9.5/10 undefined

Excellent roman que celui-ci. Une écriture fine, précise, sans frioritures, presque froide. Un vrai régal! Le sujet peut évidemment choquer puisqu'on parle de prostitution, de viol d'intimité mais l'action se situe au Japon, dans un autre monde, une autre culture. Non que celà puisse justifier quoi que ce soit bien entendu. En tous cas, Kawabata est un grand écrivain et ce roman "Les belles endormies" mérite le détour.
Une très belle réflexion aussi sur la vieillesse, le désir de garder sa foi dans l'avenir, la solitude dans le chemin qui mène vers la mort. J'ai beaucoup aimé les descriptions des corps qui se touchent, tout en finesse et en retenue, des échanges de chaleur entre les jeunes filles endormies et le vieillard, la fameuse couverture chauffante. Et la fin du roman est, tout compte fait, la seule possible... A lire absolument!

4ème de couverture:

Dans quel monde entrait le vieil Eguchi lorsqu'il franchissait le seuil des Belles endormies? Ce roman, publié en 1961, décrit la quête des vieillards en mal de plaisirs. dans une mystérieuse demeure, ils viennent passer une nuit aux côtés d'adolescentes endormies sous l'effet de puissants narcotiques.

Pour Eguchi ces nuits passées dans la chambre des voluptés lui permettront de se ressouvenir des femmes de son passé, et de se plonger dans de longues méditations. Pour atteindre, qui sait? au seuil de la mort, à la douceur de l'enfance et au pardon de ses fautes.

Albin Michel - 1970 (édition française) - 125 pages - ISBN 9782253029892

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Par BenoitD - Publié dans : Littérature Asiatique
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Lundi 10 mars 2008

la-maison-du-sommeil-copie-1.jpg Jonathan Coe (Angleterre) - La maison du sommeil - 9.5/10 undefined

Premier livre que je lis de Jonathan Coe et ce fût un coup de coeur. Une histoire qui nous tient en haleine tout au long des 464 pages, un véritable puzzle qui se met en place petit à petit,pièces par pièces.
Le principe de l'alternance des pages donne aussi beaucoup de plaisirs: les chapitres impairs du roman se déroulent dans les années 1983-1984 et les chapitres pairs se déroulent, eux, pendant la deuxième quinzaine de juin 1996.
Bref, flash-back réguliers...
Un excellent roman autour du sommeil bien sûr mais aussi du rêve, de la destinée. Des personnages bien campés, et cette finesse d'écriture qui ne nous fait pas lacher le livre avant la fin (ici on peut parler d'apothéose!). J'oubliais: c'est aussi une grande histoire d'amour(s)...

4ème de couverture:

De bien curieux évènements se déroulent à Ashdown, inquiétante demeure perchée sur une falaise des côtes anglaises. Naguère, c'était une résidence universitaire, où se sont croisés Sarh la narcoleptique, Gregory le manipulateur, Veronica la passionnée, Robert l'amoureux transi, Terry le cinéphile fou. Leurs destins ont divergé, mais les spectres du passé continuent de hanter Ashdown, devenue une clinique où le sinistre docteur Dudden se livre à de monstrueuses expériences sur les troubles du sommeil.

Par quelles mystérieuses coïncidences tous les personnages vont-ils s'y retrouver? Et quelles transformations vont-ils subir?

Une fresque foisonnante et rigoureuse où l'illusion amoureuse va jusqu'à l'extrême limite de sa réalisation, et où la vérité sort toujours des rêves.

Prix Médicis étranger 1998.

Gallimard - 1997 (édition originale) - 464 pages - ISBN 2070412571

Par BenoitD - Publié dans : Littérature Anglaise
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