Jeudi 8 mai 2008
Mois d'Avril plus léger mais enrichissant.

J'ai terminé durant le mois d'Avril:

Nothomb Amélie Robert des noms propres 6.0
Oz Amos Soudain dans la forêt profonde 9.0
Murakami Haruki Kafka sur le rivage 9.5
Bauby Jean-Dominique Le scaphandre et le papillon 8.0
Fermine Maxence Le violon noir 9.0
Westlake Donald Faites-moi confiance 8.5
Barbery Muriel L'élégance du hérisson 9.5
2 grands coups de coeur: Murakami et Barbery
La déception étant ma compatriote Amélie Nothomb qui 'arrive décidement plus à me surprendre.

Le challenge ABC continue a bien avancer: 17 titres lus dont 3 ce mois-ci (Amélie Nothomb remplaçant Irène Némirovsky que j'avais malheureusement abandonné). Il m'en reste donc plus que 9 dont 2 grosses briques (Millenium et la voleuse de livres que je lirais en anglais pour changer)

Le défi du nom de la rose, lui, reste au point mort (1 livre lu sur les 6)

J'ai aussi lancé sur ce blog un livre voyageur ("Soudain dans la forêt profonde" d'Amos Oz, un écrivain israélien). Si celà vous intéresse, il peut sans souci passer par chez vous.

Pour le joli mois de mai, je serais sans doute en pause blog pour cause de pic de travail. Mais je serais de retour avec assiduité en juin.

Bonne lecture à tous.



par BenoitD publié dans : Challenge ABC 2008
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Mardi 29 avril 2008


Un deuxième exercice d'écriture de l'atelier des poudreurs: écrire un texte à partir d'une photo et, en plus, pour la Saint-Valentin.
Et moi, la Saint-valentin, çà m'inspire le pire...
Mais c'est aussi celà, l'amour!
Bonne lecture.



Nous nous sommes retrouvés sur ce rocher, le bouchon de l’enfer, seuls au monde.
Cela faisait des mois que nous jouions à cache-cache, à tromper la vigilance de nos compagnons respectifs. Il était clair que nos familles ne pouvaient pas accepter cette tromperie, ce nouveau défi à leur vie bien rangée, sans surprises, ni compromissions.

Nous devions nous enfuir, quitte à tout abandonner, notre confort, notre bien-être. Il fallait tourner la page mais nous n’en avions plus la force après ces courses effrénées, ces incessants efforts pour se voir cinq, dix minutes à l’insu de l’autre. Pour nous, il était clair que c’était la fin de notre aventure commune, que ce rendez-vous insolite serait le dernier, qu’aucune issue ne nous permettrait de vivre ce que nous croyions possible, simplement vivre ensemble et oublier, effacer nos années d’enfer vécues auparavant.

Ce rocher, nous l’avions découvert six mois plus tôt. Ce fut notre première sortie, nous avions choisi, sans le savoir, le même sport extrême, le seul à même de nous faire oublier la routine intolérable qu’était devenue notre quotidien. Ce jour-là, nous testions l’esprit d’équipe, faire qu’à deux, encordés, il était possible de traverser ce rocher, de faire face au précipice, d’oublier ses peurs. Par hasard, nous nous sommes choisis, simplement nous étions les deux solitaires du groupe, sans partenaires. Nos regards se sont accrochés pour ne plus se séparer par la suite. Le soir même, nous découvrions de nouveaux jeux, une folle envie de rattraper le temps perdu, enfin connaitre la volupté de la fusion de deux corps qui se sont trouvés, complémentaires.

Jusqu’à aujourd’hui et notre désespoir, notre envie absolue de tout abandonner, de partir le cœur libre, heureux d’avoir vécu ces doux moments ensemble et, épuisés à la fois de devoir toujours lutter et gagner chaque minute d’intimité.

Nous avons juste fait un pas, enlacés, un pas vers l’éternité….
par BenoitD publié dans : Ecriture
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Lundi 28 avril 2008

Donald Westlake (Etats-Unis) - Faites-moi confiance - 8.5/10

Polar original dans le mileu des magazines people. C'est drôle, prenant et surtout, Donald Westlake ne se prend pas au sérieux.
Son récit coule de source sauf dans le lien entre les différentes séquences (on passe du mariage d'une star qui est un réel grand moment à un enterrement d'une autre star sans vraiment de liaison entre ces 2 scènes) mais c'est un détail minime.
Pour le reste, la journaliste débutante Sara Joslyn s'en sort à merveille et son patron est aussi très attachant. J'ai beaucoup apprécié Faites-moi confiance alors que je ne suis pas fan de policier.
Celui-ci ne se lit pas pour son style mais bien pour les trouvailles géniales (l'ambiance et la description des bureaux de Galaxy-Hebdo valent le détour), le récit palpitant et la finale parfaite.

4ème de couverture:

Jeune diplômée de l'école de journalisme, Sara Joslyn vient d'être engagée par le magazine Galaxy-Hebdo, avec un salaire astronomique pour une débutante. Alors qu'elle se rend au journal, elle croise une Buick stationnée au bord de la route. A l'intérieur: un homme tué d'une balle dans le front. Sara est sûre de tenir là son premier article, mais Galaxy-Hebdo se révèle très vite un haut lieu de la mégalomanie et de l'absurde; le patron règne en tyran sur ses rédacteurs qui, à leur tour, délèguent des missions impossibles à leurs reporters. Happée par cet univers de folie, Sara en oublie presque le cadavre de la Buick, qui d'ailleurs n'intéresse personne... sauf l'assassin.

Voivi le premier volet des aventures hilarantes de Sara Joslyn, l'héroïne de Moi, mentir?, au pays du scoop. Un monde plein de (faux) bruits et de rumeurs, raconté avec toute la verve d'un Westlake très en forme.

Rivages/noir - 1988 (édition originale) - 453 pages - ISBN 2743604097

par BenoitD publié dans : Littérature Américaine
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Lundi 28 avril 2008
Merci à Soma pour ce nouveau tag.
C'est le deuxième de ta part et comme ma patience a des limites, attends-toi au pire des pires!!!

Les règles sont simples :
- Donner le lien de la personne qui vous a tagué ainsi que le règlement sur votre blog.
- Taguer 6 autres personnes en mettant leurs lien.
- Répondre aux questions suivantes.



Trait principal de mon caractère:

Je suis trop gentil, timide (mais je soigne) et têtu.

Qualité que je préfères chez les hommes:

Sensibilité, culture générale et ouverture sur le monde qui nous entoure.
J'ai horreur des gens qui ne connaissent que leur petit monde et ne savent parler que de çà!

Qualité que je préfères chez les femmes:

Confiance en soi et féminité. Là, j'en demande beaucoup, je sais ;-)

Principal défaut:

Têtu. Dur de me faire changer d'avis; j'aime avoir raison...

Principale qualité:

Gentillesse. Ca me joue parfois des tours mais bon, j'ai encore confiance dans l'humanité!

Occupation préférée:

J'aime la lecture, la course à pied et le sexe (la tête et les jambes mais sans se prendre au sérieux)

Plat qui me met l'eau à la bouche:

Ca dépend de l'endroit et de l'humeur.
Et comme je suis gourmand (j'aime beaucoup les mitrailettes) et gourmet (un foie gras avec de la confiture d'oignon), j'assume les quelques kilos superflus.

Mots favoris:

Sourire est un mot génial; rien qu'en le prononçant, on le fait...

Ce que je déteste:

Les taggueuses récidivistes! Je proclame l'état d'urgence pour mettre fin à ce fléau. Pas de pitié.

Un rêve:

Vivre éternellement aux côtés de ceux qu'on aime sans soucis physiques, moraux ou matériels...



Bon, maintenant, je passe à la main à qui le veut...
Je n'ai pas trop envie de chercher de nouvelles victimes désignées d'office. Alors à bon blogueur, salut.




par BenoitD publié dans : Tags
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Mercredi 23 avril 2008
Maxence Fermine (France) - Le violon noir - 9/10


Nettement moins original que Neige, un de mes coups de coeur, Le violon noir est dès le départ très intriguant. Ces deux personnages ont chacun leur secret et, page après page, on les découvre, très attachants l'un et l'autre.
Maxence Fermine écrit avec une telle poésie, une réelle musicalité que la lecture en est un véritable plaisir. On déguste lentement chaque ligne, retardant l'arrivée du mot fin.
Le roman étant déjà très court, je ne veux pas déflorer la moindre partie de l'histoire, ce sera à vous de le découvrir.
Quant à moi, je pars à la chasse aux autres romans de Maxence Fermine que je vais, illico, ajouter à ma LAL.


4ème de couverture:

A Venise, alors envahie par les troupes napoléoniennes, Johannes Karelsky, violoniste au talent reconnu dès l'enfance, enrôlé dans l'armée française et blessé au combat, trouve domicile chez un mystérieux luthier, passionné d'échecs et amateur d'eau-de-vie.

Très vite, entre ces deux hommes du secret, se noue une complicité faite de respect, de silence et de musique, qui se changera en une amitié que la simple évocation d'une voix de femme, dont on ne sait au juste où elle les entraînera, scellera jusque dans la mort.

Le violon noir, douleur et chef-d'oeuvre du luthier, est-il en fin de compte l'instrument de leur perte ou de leur rédemption?

Après Neige, Maxence Fermine nous donne à lire un roman envoûtant, écrit dans une langue concise et poétique.

Editions Arléa (Points en édition Poche) - 1999 - 127 pages - ISBN 2020566605

par BenoitD publié dans : Littérature Française
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Mercredi 16 avril 2008

 

Jean-Dominique Bauby (France) - Le scaphandre et le papillon - 8/10

Récit terrifiant. Des chapitres courts sur des sujets appremment anodins mais qui, au vu des circonstances, deviennent des moments d'intense souffrance, d'insoutenable émotion.
Il peut lire mais est incapable de tenir un livre; il aime ses enfants mais ne peut pas leur toucher les cheveux ni le visage; il lui reste les souvenirs et cette paupière, dernier lien entre lui et le monde des vivants.
On sent que chaque mot, chaque phrase a été longuement pensée, murie pendant ces mois de "non-vie", dans ce pays inconnu aux frontières de l'au-delà.
J'ai beaucoup aimé ce texte, très sobre dans l'émotion, mais qui nous fait réfléchir à ce que l'on est, à ce que l'on devient, à nos actions si banales...

Un film en a été tiré avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Segnier, Patrick Chesnais. Il est sorti en mai 2007, dix ans après le décès de J-D Bauby. Film primé à Cannes en 2007 (prix de la meilleure mise en scène) et aux Golden Globes en 2008 (Meilleur film en langue étrangère / Meilleur réalisateur pour Julian Schnabel).

4ème de couverture:

A jamais statufié, muet, exilé à l'intérieur de lui-même, il jette toute sa vie dans ce carnet de voyage immobile parce qu'elle va finir dans peu de temps. Après son accident cardiovasculaire, Jean-Dominique Bauby est ce mort vivant qu'un seul battement de cil rattache encore au monde et à la confidente qui déchiffre, un à un, ses derniers mots.

Adieu à la vie, dont les images dansent encore devant lui. Le visage d'une femme aimée, un air populaire, une nuit blanche à Saint-Pétersbourg ou un jour incandescent dans le Nevada, un film de Fritz Lang, les petits riens et les grandes espérances. Et puisqu'il faut quitter tout cela, autant le faire sans peur, et même avec le sourire.

Le journaliste qu'il était a remis sa dernière copie, inoubliable lettre adressée d'un pays inconnu.

Publié quelques jours avant la mort de Jean-Dominique Bauby, "Le scaphandre et le papillon" a été traduit en 23 langues et vendu à plus d'un million d'exmplaires dans le monde entier.

Robert Laffont - 1997 - 140 pages - ISBN 2266080590
par BenoitD publié dans : Littérature Française
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Lundi 14 avril 2008

Qui, parmi vous, n'a jamais rêvé de passer de l'autre côté de la plume? De s'essayer à la prose ou la rime? De devenir, l'espace de quelques lignes, un écrivain?

J'ai essayé, je l'avoue et souvent, avec plaisir. J'ai découvert la joie d'écrire avec "Les poudreurs d'escampette" , un groupe d'écrivains amateurs qui se partagent leurs écrits en fonction de propositions des tenancières (c'est ainsi qu'elles se surnomment). Ensuite, on discute, on critique, on donne son avis, si on le veut, sans obligation...Je ne suis pas très assidu mais, de temps à autre, quand l'envie me prend ou quand le sujet m'interpelle, pourquoi pas se lancer.

Je vous propose un de mes textes. A vous de juger...



Le Phare

Mon père doit monter et descendre ces escaliers au moins quinze à vingt fois par jour. C'est son domaine, son antre, sa retraite. C’est devenu son phare. Loin de tout, ignoré de tous ou presque.

Quand maman est morte d'une longue maladie, dit-on pudiquement, il s'est enfui. Trois jours durant, sans un mot, sans aucune explication. Il n'est revenu que pour l'enterrement. Je lui en ai longtemps voulu. Maintenant je comprends. Tant d'années à soutenir l’insoutenable à côté de celle qu'on aime; la voir dépérir jour après jour, perdre kilos après kilos. Et ne rien dire, simplement souffrir intérieurement. Et, ce jour-là, le jour de la délivrance pour ma mère, enfin exploser. Expulser toute sa douleur, à s'en faire vomir.

Pendant les trois jours de fuite, il a réfléchi m'a t’il dit. Quel serait sa vie après, comment se passerait son retour à la maison ? Serait-il prêt à affronter ses collègues et leurs blagues de potaches, ces jeunes carriéristes qui ne pensent qu'à prendre sa place ? Non, il n'en avait plus le courage, ni l'envie, la force. Il a alors repensé à nos dernières vacances ensemble, sur la côte landaise, loin de l’agitation du monde extérieur. Maman était déjà malade mais elle souriait encore, croyait que ça passerait avec le temps. Elle avait besoin de repos, de l'air du large chargé d'iode nous expliquait-elle. J'étais jeune, je n'avais pas compris que je devais profiter des ultimes sourires de ma mère, qu'ils avaient bientôt faire place aux crispations et grimaces de la chimio. Je regrette aujourd'hui ces instants et les larmes me viennent à chaque fois que je revois les photos de cette année-là.

 

Mon père, aussi, a regardé ces photos quand il a abandonné maman à la morgue de l'hôpital.  Il a pris sa voiture et a foncé vers les landes. Trois heures de route sans halte, sans réfléchir, juste rouler devant soi, vite, très vite.

 

Arrivé sur la plage, il a respiré cet air si fort, si empreint de nostalgie et il a craqué, vidé son corps de toutes ces horreurs. Il a marché aussi, des heures durant, les pieds dans l'eau glacée. Pour anesthésier l'esprit. Quand il a vu le phare, majestueux et affrontant inutilement les marées, il a compris. Un jour, le phare en aura assez de ces vagues déferlantes et abandonnera, se laissera tomber, brique par brique et s'effondrera. Il n'en restera que des photos, des souvenirs, de l'illusoire en somme.

 

Aujourd'hui, mon père est gardien de ce phare, gardien de la mémoire de ma mère aussi. Il sait qu'il partira bien avant que le phare n'abdique devant les eaux de l'océan, mais il tient bon. Il vit au jour le jour. Il a de nouveau cette joie de vivre et, moi, j'ai retrouvé, sur son visage, un sourire. C'est le plus beau cadeau qu'il peut nous faire, à moi et à maman. Pour ça, je te dis tout simplement merci.


 

par BenoitD publié dans : Ecriture
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Vendredi 11 avril 2008

kafka-sur-le-rivage.jpg

Haruki Murakami (Japon) - Kafka sur le rivage - 9.5/10

Roman tout simplement fabuleux, dans la lignée directe du "Maître et Margurite" de Mikhaïl Boulgakov. Et je ne suis pas le seul à faire le lien entre ces deux inoubliables romans. D'une richesse incroyable, ce récit entre roman initiatique et fantastique m' a complètement bluffé. Les personnages sont eux aussi extraodinaires: le jeune Kafka Tamura, le papi Nakata, la directrice de la bibliothèque Mlle Saekhi, son assistant Oshima, le routier sympa qui aide Nakata. Chacun est subtilement décrit et a sa vie propre; ici, personne n'a de rôle mineur.
L'histoire est, elle, impossible à résumer mais elle est inoubliable, d'une grande force; il m'a fallu quelques jours pour en sortir et pouvoir entamer le livre suivant...
C'est mon 3ème roman japonais (après Kawabata et Yoshimoto) et je reste éberlué devant la finesse de cette littérature. Le prochain sur ma liste est "le maître de thé" de Yasushi Inoué.
Je ne peux donc que conseiller de lire "Kafka sur le rivage" et j'en fais un de mes plus beaux coups de coeur.

Vous découvrirez d'autres critiques chez Camille - Gambadou - Céline - Elfique  entre autres. C'est probablement un des romans 2006-2007 les plus critiques sur la blogosphère.

4ème de couverture:

Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une oeuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissage de la littérature universelle.

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui.
Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse.

Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore... Avant de voir leur destin converger inexorablement, et de découvrir leur propre vérité.

Belfond - 2006 (traduction française) - 619 pages - ISBN 2714440419

 

 

par BenoitD publié dans : Littérature Asiatique
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Mercredi 9 avril 2008

 

Amos Oz (Israël) - Soudain dans la forêt profonde - 9/10

Le magazine Lire a, en mars, édité un numéro spécial "Littérature Juive" et j'avais très envie de découvrir un auteur israélien, un vrai, pas un américanisé (quoique j'adore Philip Roth, Paul Auster...).
Et je suis tombé, par hasard, sur ce petit roman d'Amos Oz, le plus populaire des écrivains israéliens.
Je n'ai pas été décu; ce court roman (à peine 125 pages) est une pure merveille, entre conte pour enfants et fable utopique pour adultes.
Il s'agit d'un village perdu au milieu de nulle part, entouré de forêts. Ce village est triste, dépeuplé totalement de vie animale (l'homme excepté); pas un oiseau, pas un insecte, rien, le néant... Deux enfants décident d'en avoir le coeur net et bravent l'interdit en pénétrant dans la forêt. A vous de lire la suite, bien sur.
C'est un roman sur la tolérance, le droit à la différence. On peut aussi y voir une pointe d'écologie.
Ce fut, pour moi, une excellente découverte qui en amènera beaucoup d'autres, j'espère, parmi la littérature israélienne.

Si, à votre tour, vous voulez le découvrir, j'en fais un "Livre Voyageur"... Un petit commentaire pour vous inscrire et on lance la boucle de lecture. Seule exigence: une chronique ou critique sur votre blog.



4ème de couverture:

Un village au bout du monde, triste et gris, encerclé par des forêts épaisses et sombres. Un village maudit : toutes les bêtes, tous les oiseaux et même les poissons de la rivière l'ont déserté. Depuis, ses habitants se barricadent chez eux dès la nuit tombée, terrorisés par la créature mystérieuse nommée Nehi, et interdisent aux enfants de pénétrer dans la forêt. Mais surtout, ils gardent le silence. Personne ne veut se souvenir des animaux ni évoquer la vie d'avant. Seule Emanuela, l'institutrice du village, tente d'enseigner aux élèves à quoi ressemblaient ces animaux disparus. Deux enfants de sa classe, Matti et Maya, décident alors d'élucider le mystère et s'aventurent dans la forêt en dépit de l'interdit... Soudain dans la forêt profonde est un conte pour enfants et adultes. Au carrefour de la tradition biblique, du folklore yiddish et du conte européen, il nous offre une magnifique parabole sur la tolérance.

Gallimard - 2005 - 124 pages - ISBN 2070355624


Update pour le livre voyageur:

Liste d'envoi:

1. Caro[line] - OK, tu le recevras en début de semaine prochaine
2. Ys
3. Nina - il me manque une adresse postale
4. Hamnessa

Si d'autres veulent s'y ajouter, c'est le moment...
par BenoitD publié dans : Littérature Israélienne
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Mercredi 2 avril 2008
Amélie Nothomb (Belgique) - Robert des noms propres - 6/10

Lu en audio.
Il ne m'a pas convaincu. Baclé, sans imagination, une finale ridicule où l'auteur se met en jeu, sans intérêt. Dommage car le sujet s'y prétait allègrement: enfant adoptée, dotée d'un prénom hors normes, d'une intelligence différente... On y parle aussi d'amour des parents, de passions (la danse), d'anorexie, de différences..
Et contrairement à d'autres, ce roman est décevant, non abouti. Evidemment, Amélie Nothomb écrit énormément (elle affirme écrire 3,7 romans par an en moyenne!!) et celà implique d'avoir de temps en temps des livres moins bons.
J'avais adoré "Les catilinaires", "Hygiène de l'assassin" et "Acide sulfurique" mais pas "Robert des noms propres".

4ème de couverture:

Le destin exceptionnel d’une petite fille prénommée Plectrude née sous les auspices les plus dramatiques et au parcours semé d’obstacles.
Plectrude est orpheline de père et de mère (la mère ayant tué le père puis s’étant suicidée), recueillie par sa tante qui l’élève dans la vénération la plus absolue. Il faut dire que Plectrude est douée de tous les dons (beauté, charisme, singularité, talent inouï de danseuse) même si à l’école elle passe d’abord pour une simplette avant qu’on s’écrie au génie.
Retirée de l’école par sa mère adoptive elle intègre l’école de danse où les élèves vivent le martyre : discipline de fer, régime sec qui les maintient maigres, anorexiques, dévitaminées. Elle sortira de cet enfer brisée pour se voir rejeter par sa mère qui lui révèle alors le secret de sa naissance. Dès lors Plectrude, sûre de son destin funeste, tel Œdipe, rêve de l’accomplir sans attendre.
Le portrait d’une enfant atypique et solitaire, surdouée et incomprise qui traverse les épreuves avec la grâce d’une princesse de conte de fées et l’obstination, la certitude et la douleur d’une adolescente d’aujourd’hui. Un roman où l’humour et la gravité jouent à part égales pour décrire les drames et l’absurdité de tout apprentissage quand ils s’abattent sur un enfant hors normes.
Une restitution inspirée du monde de l’enfance, (surtout de la fillette entre 10 et 12 ans, entre enfance et adolescence), qui ne veut pas grandir mais sait ce pour quoi elle est faite.

Albin Michel - 2002 - 3h15
par BenoitD publié dans : Littérature Belge
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